La tension est brusquement remontée d’un cran entre Washington et Téhéran après une série de frappes américaines menées contre des installations situées dans la zone portuaire stratégique de Bandar Abbas, au sud de l’Iran. Ces opérations militaires interviennent dans un contexte déjà explosif dans le détroit d’Ormuz, principal corridor maritime pour le transport mondial du pétrole.
Selon plusieurs médias internationaux, une confrontation maritime aurait éclaté lorsqu’un pétrolier iranien a tenté de franchir le dispositif de contrôle mis en place par les États-Unis afin de rejoindre le port de Bandar Abbas. En réponse, l’armée américaine a mobilisé des avions de combat F-16, des drones ainsi que des missiles de précision Tomahawk pour viser des positions iraniennes identifiées dans la région. D’importantes colonnes de fumée ont été signalées après les frappes.
Le commandement militaire américain affirme que ces frappes ont été menées en réaction à des attaques iraniennes contre des navires américains opérant dans le détroit d’Ormuz. Washington soutient avoir ciblé des sites liés aux missiles, aux drones et aux systèmes de surveillance iraniens.
Malgré cette nouvelle escalade, les autorités américaines insistent sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une reprise générale de la guerre avec l’Iran. Des responsables américains ont déclaré que le cessez-le-feu conclu le mois dernier reste officiellement en vigueur, même si plusieurs incidents militaires continuent d’être signalés dans le Golfe.
De son côté, Téhéran accuse Washington d’avoir violé la trêve en ciblant des zones civiles et des navires iraniens dans les environs du détroit d’Ormuz. Les autorités iraniennes dénoncent une provocation susceptible de compromettre davantage les efforts diplomatiques en cours.
Cette nouvelle séquence militaire ravive les inquiétudes de la communauté internationale quant à la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part essentielle des exportations mondiales d’hydrocarbures.
