Référendum et réforme constitutionnelle : Jean Thierry Monsenepwo recadre Fayulu, Sesanga et Ensemble

L’ambassadeur et président du conseil d’administration de Cobil S.A, Jean Thierry Monsenepwo, est monté au créneau pour défendre l’idée d’un éventuel référendum sur la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo, en réponse aux critiques formulées par Martin Fayulu, Delly Sesanga et le parti Ensemble pour la République.

Dans une déclaration à forte tonalité politique, Jean Thierry Monsenepwo estime qu’il est paradoxal de s’opposer à une consultation populaire sur les grandes orientations institutionnelles du pays.

« Dire que consulter le peuple congolais constituerait un “défi au peuple” est un raisonnement profondément contradictoire », a-t-il déclaré.

Selon lui, le recours au référendum représente l’une des expressions les plus abouties de la démocratie moderne.

« Dans toutes les grandes démocraties, lorsqu’un débat national majeur surgit sur les institutions, la parole ultime revient au souverain primaire : le peuple. Le référendum n’est pas une confiscation de la démocratie. C’est son expression la plus directe », a soutenu l’ambassadeur.

“Le peuple doit être consulté”

Pour Jean Thierry Monsenepwo, le véritable danger ne réside pas dans la consultation populaire, mais dans le refus d’associer les citoyens aux décisions engageant l’avenir institutionnel du pays.

« Ce qui serait dangereux pour notre pays, ce ne serait pas de consulter les Congolais. Ce serait au contraire de considérer que le peuple n’a pas le droit d’être consulté sur les grandes orientations institutionnelles de sa propre Nation », a-t-il insisté.

Il a également rejeté les accusations laissant entendre que le Président de la République chercherait à imposer une nouvelle Constitution sans débat démocratique.

« Le Président de la République, Félix Tshisekedi, n’a jamais dit qu’il imposerait une Constitution dans le secret d’un cabinet. Il parle d’un mécanisme démocratique prévu dans de nombreuses traditions républicaines : demander l’avis du peuple », a-t-il affirmé.

Un plaidoyer en faveur du bilan de Tshisekedi

Profitant de cette sortie médiatique, Jean Thierry Monsenepwo a également défendu le bilan du chef de l’État depuis son accession au pouvoir en 2019.

Il cite notamment la gratuité de l’enseignement, le repositionnement diplomatique de la RDC, les projets d’infrastructures, la défense de la souveraineté nationale face aux agressions extérieures ainsi que la relance progressive de l’économie.

« En réalité, certains semblent avoir peur non pas du référendum… mais du verdict populaire », a-t-il lancé.

Pour le PCA, le débat autour de la Constitution mérite davantage de sérénité et de responsabilité politique.

« Le débat constitutionnel mérite mieux que des slogans alarmistes. Il exige de la hauteur, du droit et du respect envers le peuple congolais, seul détenteur de la souveraineté nationale », a conclu Jean Thierry Monsenepwo.

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