Assemblée nationale : Formation professionnelle, Mines et Foncier au cœur du contrôle parlementaire

L’Assemblée nationale a consacré sa séance plénière du jeudi à l’exercice du contrôle parlementaire, à travers l’examen de plusieurs questions orales avec débat adressées à des membres du Gouvernement œuvrant dans des secteurs stratégiques pour le pays. La séance a été présidée par le président de la chambre basse, Aimé Boji Sangara.

La première question orale avec débat, initiée par le député national Élie Kambale Musavuli, était adressée au ministre d’État en charge de la Formation professionnelle, Marc Ekila.

Les échanges ont porté sur la situation des centres de formation professionnelle à travers le pays, notamment les difficultés liées aux infrastructures, aux équipements et aux conditions d’apprentissage.

Face aux préoccupations soulevées par les élus, le ministre a reconnu l’existence de plusieurs contraintes structurelles affectant le secteur. Il a néanmoins présenté les mesures engagées par son ministère pour améliorer les capacités d’accueil des établissements et renforcer l’encadrement des apprenants.

La deuxième question orale avec débat, portée par le député national Pierre Sumey Kitenge, visait le ministre des Mines, Louis Kabamba Watum.

Les discussions ont principalement porté sur le système de quotas d’exploitation du cobalt instauré par l’ARECOMS, la suspension des activités de certaines entreprises de traitement de la filière cupro-cobaltifère ainsi que la participation des travailleurs congolais au capital des sociétés minières.

Dans ses réponses, le ministre a défendu les mesures prises par le Gouvernement, affirmant qu’elles s’inscrivent dans une logique de régulation du secteur et de protection des intérêts économiques nationaux.

Il a également insisté sur la volonté de l’Exécutif d’assurer une meilleure redistribution des richesses issues de l’exploitation minière.

La troisième question orale, initiée par le député national Steve Mbikayi, a été adressée à la ministre des Affaires foncières, O’Neige N’Sele. Les échanges ont concerné la régularité des procédures de lotissement ainsi que le respect des servitudes d’utilité publique.

La ministre a évoqué plusieurs difficultés persistantes dans son secteur, notamment les problèmes liés à l’organisation foncière et au manque de moyens d’intervention. Elle a plaidé pour un renforcement de l’accompagnement budgétaire afin d’améliorer la gestion des questions foncières.

Jacques Djoli plaide pour une réforme du cadre légal

Les différentes interventions ont donné lieu à un débat général marqué par les observations et recommandations des députés nationaux.

Avant la clôture des échanges, le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli Eseng’Ekeli, élu de Boende et co-auteur d’une proposition de loi sur la formation professionnelle, est intervenu pour plaider en faveur d’un cadre juridique modernisé.

Il a souligné l’importance stratégique de la formation professionnelle pour l’employabilité des jeunes et le développement économique du pays, tout en appelant à l’actualisation d’un cadre légal reposant encore sur des textes anciens.

Selon lui, cette réforme permettrait de mieux structurer les missions du ministère et d’éviter les chevauchements institutionnels.

À l’issue des débats, les membres du Gouvernement concernés ont sollicité un délai réglementaire de 48 heures afin de fournir des réponses complémentaires à certaines préoccupations soulevées au cours de la plénière.

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