RDC : le Gouvernement réaffirme sa coopération avec la Commission d’enquête de l’ONU sur les violations des droits humains dans l’Est

La République démocratique du Congo a réitéré son engagement à collaborer pleinement avec la Commission d’enquête indépendante mise en place par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour examiner la situation des droits humains dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Ce mardi 9 juin 2026, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a présidé une séance de travail par visioconférence avec les membres de cette commission créée en vertu de la Résolution S-37/1 du Conseil des droits de l’homme.

Organisée par le ministère des Affaires étrangères, en sa qualité de point focal des mécanismes internationaux intervenant en République démocratique du Congo, cette rencontre a marqué la prise de contact officielle entre les autorités congolaises et les membres de la commission chargée d’enquêter sur les violations présumées des droits humains dans les deux provinces de l’Est du pays.

Les échanges ont porté sur l’étendue du mandat confié à la commission ainsi que sur les principes d’impartialité, d’indépendance et de neutralité qui doivent guider ses travaux. Les participants ont également insisté sur l’importance d’une coopération étroite entre la commission et l’ensemble des parties prenantes concernées afin de garantir le bon déroulement de sa mission.

À cette occasion, la cheffe de la diplomatie congolaise a réaffirmé la volonté du gouvernement de faciliter le travail de la commission et de lui apporter toute l’assistance nécessaire dans le cadre de son mandat.

« Le Gouvernement de la République demeure pleinement engagé à coopérer avec la Commission afin de contribuer à l’établissement de la vérité, à la lutte contre l’impunité et à la promotion de la justice en faveur des victimes », a-t-elle souligné.

Pour le Gouvernement, les travaux de cette commission constituent un mécanisme essentiel pour documenter les violations des droits humains commises dans les zones affectées par les conflits armés et pour favoriser l’obligation de rendre compte des auteurs présumés de ces actes.

Kinshasa estime également que la recherche de la vérité et l’accès à la justice pour les victimes demeurent des conditions indispensables à la consolidation d’une paix durable dans l’Est de la RDC, une région confrontée depuis plusieurs décennies à l’insécurité et aux violences des groupes armés.

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