RDC : Union sacrée, une plateforme pour bâtir un Congo émergent

La plateforme « Union sacrée de la nation » a réussi son pari samedi 29 avril à Kinshasa. En termes de mobilisation, la majorité a envoyé un message fort à l’opposition qui doit vite revoir ses stratégies. Car la démonstration des forces a été telle que l’antre chinois du stade des Martyrs a refusé du monde.

Avant-midi, le stade le plus grand de la ville de Kinshasa (80 000 places assises) était plein comme un œuf, au point même que l’aire de jeu a été investie. Mais seulement la chaleur torride qu’il a faite, a dissuadé les plus téméraires qui étaient déjà exténues. C’est donc dans ces entrefaites que le présidium de l’Union sacrée a fait son entrée pour clouer la cérémonie. L’opposition regroupée qui a décidé de battre le pavé samedi 13 mai prochain, a un défi à relever en termes de mobilisation. Car l’Union sacrée a placé la barre très haut.

D’entrée de jeu, le président du présidium, Christophe Mboso a décliné la composition de la nouvelle majorité présidentielle regroupée pour la défense de la patrie et pour une nouvelle gouvernance fondée sur une nouvelle conception basée sur les résultats répondant aux intérêts du peuple. II a ensuite dévoilé la vision et les objectifs de cette plateforme politique et électorale qui apporte un nouveau vent pour « bâtir un Congo fort, uni, souverain, libre, prospère et d’espoir », aussi pour intégrer la jeunesse dans les institutions du pays. Et d’inviter les Congolais à être prêt pour les prochaines élections de décembre 2023 afin de permettre au peuple de décider de son avenir.

Selon lui, le Rwanda n’a rien à nous demander. « C’est plutôt le Rwanda qui doit à la RDC des terres, car avant 1910, les villes de Gisenyi et Rubavu étaient des territoires congolaises ». Occasion pour ce membre influent du présidium d’inciter la jeunesse congolaise à plus de vigilance pour faire échec au complot ourdi contre la République. «Vous devez savoir que le complot contre notre pays est permanent. La génération qui sera distraite, c’est celle qui va faire perdre certains territoires du Congo, mais Fatshi Béton va se battre pour qu’aucun centimètre du Congo n’aille au Rwanda », a martelé Christophe Mboso.

Pour sa part, Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, a axé son allocution sur l’unité nationale. De son point de vue, la souveraineté de la RDC est non négociable. Un message fort envoyé aux ennemis de la paix et de la stabilité en RDC qui savent à quoi s’en tenir aujourd’hui, avec un Jean-Pierre Bemba, homme de guerre, à la tête de la Défense nationale en RDC.

À son tour, Vital Kamerhe, VPM chargé de l’Économie, a annoncé son combat pour l’amélioration des conditions socio-économiques de la population, notamment avec la baisse du taux de la devise américain qui galope sur le marché de change. Il a indiqué qu’un ordre lui a été donné par le Chef de l’État pour tout faire par la production locale, en synergie avec tous les ministres sectoriels, à travailler pour l’amélioration des conditions de vie de la population.

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François Kitoko

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