Kinshasa, 30 septembre 2021.
La taxe RAM lui tient à la gorge. KIBASA MALIBA appelé à faire marche en arrière.
Devant la chambre des représentants,le Ministre des PT-NTIC a visiblement manqué d’arguments face à ce que qualifie la majorité de la population « d’une vaste escroquerie à ciel ouvert », sans soubassement juridique. Le système de prélèvement de la taxe RAM aux utilisateurs de la téléphonie mobile sans leur consentement , et au motif de lutter contre les téléphones contrefaits ou volés a soulevé un grand tôlée en République Démocratique du Congo.
Chaque jour qui passe, les congolais perdent 1 à 7 dollars américains, prélevés à chaque recharge pour le compte de cette taxe , non reprise sur la nomenclature des taxes en vigueur en RDC. Après plusieurs plaintes enregistrées, l’assemblée Nationale s’est saisi du dossier. une question orale avec débat a été adressé au patron des PTNTIC. KIBASA MALIBA a été interpellé pour expliquer le contour de cette taxe, jugée d’illegale. Au cours de la plénière ,
les députés nationaux ont exigé la suppression « pure et simple » de cette taxe. Dans leurs interventions à la plénière de mercredi 29 septembre, quelques-uns ont invité le ministre des PT-NTIC, Augustin Kibassa, à démissionner.
La suppression « pure et simple » de la taxe RAM, qualifiée de « simple escroquerie ». D’autres sont allés plus loin , invitant le ministre concerné à jeter le tablier.
cette plénière , déroulée sous haute tension a tiré au clair cette affaire qui pauperise davantage la population qui vit en dessous du seuil de la pauvreté.
Lors du débat général, plusieurs députés nationaux ont exigé qu’un audit sans complaisance soit diligenté sur la destination des fonds prélevés, estimés à plus de 25 millions de dollars américains.
Selon Augustin Kibasa, plus de 500 téléphones volés ont été retrouvés, à l’aide de la taxe RAM, en plus du wifi gratuit installé dans quelques universités et places publiques de la ville.
Le débat a été suspendu, le ministre Augustin KIBASA se dit choqué d’être traité d’escroc. Il a par ailleurs sollicité 24 heures pour sa réplique.
NAOMIE TSHILEMBE.
