Élections à l’Assemblée nationale : Christelle Vuanga écartée, « Ensemble pour la République » choisit Clotilde Mutita à l’issue des primaires

Le groupe parlementaire “Ensemble pour la République” de Moïse Katumbi a désigné, ce lundi 27 octobre, la députée Clotilde Mutita Kalunga, élue de Lubumbashi, comme Rapporteur adjoint de l’Assemblée nationale, à l’issue de primaires internes tenues à Kinshasa.

Mais cette décision crée déjà la polémique. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer la mise à l’écart de Christelle Vuanga, députée de Kinshasa, figure respectée et présidente de la Commission des droits humains. « Pourquoi pas Christelle Vuanga ? Elle remplit toutes les conditions », s’interroge un militant sur X, dénonçant une “tendance au tribalisme katangais” au sein du parti de Katumbi.

Pour les partisans du choix de Clotilde Mutita, il s’agit d’un vote de cohésion interne pour maintenir la stabilité du groupe. Mais pour d’autres, c’est une occasion manquée de valoriser une femme engagée et compétente à l’échelle nationale.

Certains observateurs ont dénoncé ce qu’ils perçoivent comme une “reproduction d’un schéma régionaliste”, rappelant que Dominique Munongo, à qui Clotilde Mutita succède, est elle aussi originaire du Katanga. Alors que Christelle Vuanga reste une voix influente au Parlement sur les questions sociales et de droits humains.

La désignation de Clotilde Mutita pourrait être interprétée comme un choix stratégique pour consolider l’assise d’Ensemble pour la République dans le Grand Katanga, bastion historique de Moïse Katumbi.

En attendant la validation officielle par le bureau de l’Assemblée nationale, Clotilde Mutita s’apprête à succéder à Dominique Munongo dans un rôle clé pour la gestion administrative et la communication parlementaire.

Pour rappel, Vital Kamerhe et Dominique Munongo avaient démissionné le lundi 22 septembre 2025 de leurs fonctions respectives. Devant la conférence des présidents, le président de l’Assemblée nationale et la Rapporteure adjointe avaient annoncé leur départ quelques instants avant la plénière prévue pour examiner les pétitions visant leur destitution, ainsi que celle de trois autres membres du bureau, accusés de mauvaise gestion de la chambre basse du Parlement.

François Kitoko

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