Lorsqu’on s’engage en politique, il faut s’attendre à tout : recevoir des coups et savoir aussi en donner. Un monde bâti sur des coups bas et des intérêts parfois égoïstes.
Comme pour paraphraser le célèbre écrivain français A. Gide: « Si la politique m’intéresse, c’est à la manière d’un roman de Balzac, avec ses passions, ses petitesses, ses mensonges, ses compromissions. Tout s’avilit et même les causes les plus nobles, dès qu’elle s’en mêle et les prend en main ».
Il n’y a donc pas des cadeaux à se faire dans le microcosme politique congolais. Des alliances qui se font et se défont, la plupart du temps à l’approche des scrutins pour le renouvellement du mandat des animateurs des institutions.
Opposant de la dernière heure du régime Kabila, Moise Katumbi s’est taillé une popularité grâce à son esprit managérial au sein du club dont il est président « le Tout puissant Mazembe», plusieurs fois championne de ligue des champions de football sur le continent , et surtout pour ses prise de position sur la scène politique congolaise avec le « fameux 3 faux penalty » synonyme de trois mandats de Joseph Kabila à la tête de la RDC.
Les assises de 2016 tenues à Genval, banlieue bruxelloise du Brabant Wallon n’ont pas fini de dévoiler tous leurs secrets. Cinq ans plutard, le front anti kabila éclate en mille morceaux, Martin Fayulu et Adolphe Muzito se regroupent et restent fidèle à la plate-forme LAMUKA, Jean-Pierre Bemba depuis sa sortie de prison de la Haie se montre plutôt sage et réservé, avec moins de sortie médiatique.

Par contre Moise Katumbi, en dépit de la présence de ses « Poulains » au sein du gouvernement des Warriors, le président de « Ensemble pour la république » se voit trahi -si pas désillusionné- par ses compagnons de lutte de l’union sacrée de la République qui le poussent poliment vers la porte de sortie .Les actes que pose cette figure –emblématique- de l’opposition congolaise en disent long. Même si officiellement, il ne s’est pas encore prononcé sur son maintien ou non dans l’union sacrée, le comportement des alliés de Moise KATUMBI- allusion faite ici à denis Sessanga- constitue un des signes avant-coureurs. « Le gâteau du pouvoir se partage loin des alliés, et parfois sans tenir compte de leur poids politique », lâche un observateur.
Un lobbying contre le pouvoir de Kinshasa
Les premiers à se lancer en tournée européenne, les princes de l’Eglise catholique et de l’ECC qui ont quitté Kinshasa en Août dernier pour l’occident. Trois mois plutard, même démarche pour Moise Katumbi même s’il justifie cela par le fait que c’est une visite privée programmée de longue date. Ces visites dans les chancelleries occidentales sont mal perçues au sein de la famille polititique du président de la République qui voit en cela des manœuvres dilatoires pour saper le pouvoir de kinshasa. Augustin kabuya, secrétaire Général de l’UDPS, est allé loin jusqu’à le traiter d’ingrat et de « politicien de seconde zone ». 2023 s’annonce donc une année électorale de tous les enjeux en RDC et de toutes les surprises.
Par J.O.
