La Haute Cour militaire a poursuivi, mardi, l’instruction du dossier opposant le parquet général des Forces armées de la République démocratique du Congo au général-major Ramazani Fundi, ancien commandant de secteur dans l’Est du pays, poursuivi notamment pour violation de consigne et incitation à l’indiscipline.
À la barre, le général-major Christian Ndaywel Okira, ancien sous-chef d’état-major en charge du renseignement, est intervenu en qualité de renseignant à la demande de l’auditorat général. Lors de son audition, il a confirmé le contenu d’une correspondance officielle impliquant le prévenu dans une opération jugée irrégulière.
Selon ses déclarations, le général Ramazani Fundi aurait ordonné, en violation des instructions de la haute hiérarchie militaire, la programmation non autorisée des fréquences de radios Vertel, des équipements sécurisés acquis par les FARDC et soumis à des restrictions strictes d’utilisation.
Le général Ndaywel a également rapporté qu’un signalement avait été transmis aux autorités de Kinshasa par le fournisseur de ces équipements. Celui-ci faisait état d’une tentative d’acquisition de la clé de programmation directement auprès des fabricants chinois par un individu opérant entre Bukavu et Uvira. D’après les conclusions d’une commission d’enquête évoquées à l’audience, cette démarche aurait été attribuée au général Ramazani Fundi.
Au cours de la séance, la défense a contesté la qualité du renseignant du général Ndaywel, tandis que le ministère public a sollicité sa confrontation avec plusieurs officiers généraux déjà entendus dans cette affaire.
