La rupture du jeûne du Ramadan organisée au siège de la Communauté Islamique au Congo (COMICO) a pris mardi une tournure hautement symbolique. En présence du Ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, les principaux leaders musulmans du pays se sont retrouvés autour d’une même table, scellant une réconciliation qualifiée d’historique après cinq années de divisions internes.
Au-delà du caractère spirituel de l’iftar, cette rencontre marque l’aboutissement d’un processus de médiation engagé sous l’impulsion du Président de la République, et conduit par le ministre de tutelle. Pour la première fois depuis plusieurs années, les différentes tendances de la communauté musulmane ont prié ensemble, affichant leur volonté de tourner la page des tensions.
Prenant la parole, Guillaume Ngefa Atondoko Andali a salué « un moment exceptionnel », symbole de paix et de cohésion. Il a insisté sur la nécessité de préserver cette dynamique : « La paix est un processus lent et constant. Elle se construit chaque jour », a-t-il rappelé, tout en annonçant la poursuite du dialogue en vue de l’organisation prochaine d’une assemblée générale consensuelle.

Un appel à l’unité et à la responsabilité
Les responsables religieux présents ont unanimement reconnu la portée de cet événement. Le cheikh Abdallah Mangala a replacé cette rencontre dans un contexte spirituel fort, celui de la dernière décade du Ramadan, marquée par la Nuit du Destin. Il a exhorté les fidèles à dépasser définitivement les divisions : « Il n’y a plus de temps à hésiter pour régler les problèmes qui entravent la bonne marche de notre communauté », a-t-il déclaré.
Dans le même esprit, la doyenne Aziza Kulsum a exprimé son émotion face à cette réunification inattendue, saluant les efforts du gouvernement et appelant à consolider cette paix retrouvée.
Cette soirée apparaît comme un jalon majeur pour la Communauté Islamique au Congo, longtemps fragilisée par des querelles de leadership. En réunissant les différentes parties autour d’un même objectif, celui de l’unité, les autorités espèrent poser les bases d’une gouvernance apaisée et durable.
INSTANTnews
