Ils occupent les zones jadis conquises par les rebelles du M23, mais leur présence reste égale à leur absent. Les administrations des rebelles constituent à tournée, la quiétude des paisibles citoyens est menacée et des exactions se poursuivent sous l’œil impuissant de forces de l’EAC, déplorent les mouvements de la société civile.
Revenant sur la question lors d’une conférence de presse du lundi 17 avril à Goma, le Porte-parole du gouvernement estime qu’il y a des points pour lesquels le gouvernement congolais n’est pas d’accord, notamment « dans la manière dont les choses ont fonctionné », dit-il.
Patrick Muyaya a évoqué, cette question en prélude de la prochaine réunion extraordinaire des ministres de la Défense de l’EAC en vue d’évaluer la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. « Nous sommes dans un processus très critique : il se retire, il ne se retire pas, mais il y a des mouvements qui sont timides », a-t-il expliqué.
D’où la nécessité d’évaluer l’évolution des opérations. « La RDC souhaite avoir une discussion franche. Le mandat de la force régionale a expiré le 31 mars. Aujourd’hui, il y a un besoin pour nous, avant de faire le renouvellement », a déclaré M. Muyaya.
Cependant, c’est un processus sensible, rappelle-t-il, « la discussion que nous avons avec l’EAC, c’est aussi de nous rassurer qu’au fur et à mesure qu’ils se retirent, que nous soyons en mesure de retourner d’abord les administrateurs de territoire, qui sont militaires, vous savez que nous sommes sous État de siège ».
Dans cette réunion, il sera également question du processus de la reprise en main de localités par les FARDC. « La réunion va porter sur l’avenir de la force régionale », fait-il savoir.
La semaine dernière, Jean-Pierre Bemba avait annoncé la tenue bientôt d’une réunion extraordinaire des ministres de la Défense de l’EAC à Goma pour évaluer l’évolution de la situation sécuritaire, clarifier certains malentendus et critiques et éventuellement re-préciser le mandat de la force régionale de l’EAC.
J.K.
