Rentrée académique 2025-2026 : discipline, éthique et LMD… la Ministre Marie-Thérèse Sombo lance une année de rigueur et de réforme à Mbandaka

La ville de Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur, a accueilli mercredi 22 octobre la cérémonie officielle de lancement de l’année académique 2025-2026 pour l’Enseignement Supérieur et Universitaire sur toute l’étendue du territoire national. Un événement qui a attiré l’attention de la communauté universitaire à l’échelle nationale. Dans son allocution, le Professeur Docteur Marie-Thérèse Sombo, Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovation (ESURSI), a présenté les grandes lignes de sa politique académique, axée sur la consolidation d’un système éducatif performant, inclusif et équitable.

D’entrée de jeu, la Ministre a salué l’engagement continu du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur de la réforme et de la modernisation du secteur. « …Point n’est besoin de vous rappeler que l’ancien système éducatif PADEM a tiré sa révérence, et que l’année 2025-2026 sera consacrée pour la première fois au seul Système LMD, du moins dans ses deux premiers cycles », a-t-elle précisé.

Le Professeur Docteur Marie-Thérèse Sombo a indiqué que cette transition s’inscrit dans la continuité des efforts engagés ces dernières années par son ministère, qui a conduit une évaluation sur la période 2021-2024 afin d’identifier les forces et les faiblesses du système.

« …il s’agira de poursuivre cette réforme majeure afin de consolider les acquis et d’y apporter les ajustements nécessaires par rapport aux carences et faiblesses relevées lors de l’évaluation à mi-parcours […] dont les résultats ont déjà été rendus publics… », a-t-elle souligné.

Ferme mise en garde contre les dérives éthiques

Face aux cas récurrents de dépravation de mœurs et de dysfonctionnements signalés dans certains établissements, le Professeur Sombo a adopté un ton ferme. Elle a insisté sur la nécessité, pour les gestionnaires, d’incarner l’exemplarité.

« …je m’en vais rappeler à l’attention de tous et surtout aux membres de différents Comités de gestion, la nécessité de promouvoir et d’observer strictement les valeurs morales et éthiques sur lesquelles se fonde le processus de la construction du savoir, du savoir-faire et du savoir-être, par-dessus le respect strict des textes légaux et réglementaires en vigueur… », a-t-elle déclaré.

Elle a également dénoncé les conflits internes et les pratiques de mauvaise gouvernance susceptibles de perturber le bon fonctionnement des établissements.

« …seule la promotion des intérêts éducatifs doit préoccuper chacune et chacun des membres du corps académique et scientifique. Aucune raison ne peut alors justifier les fissures, les dysfonctionnements et les perturbations provoqués […] à cause des conflits de personnes et de la mauvaise gouvernance. Pareils comportements […] sont donc inacceptables, et méritent d’être sévèrement sanctionnés… », a-t-elle prévenu.

La patronne de l’ESURSI a réaffirmé sa détermination à restaurer l’ordre et l’image de marque du sous-secteur de l’ESU, longtemps affecté par ces dérives.

La cérémonie s’est clôturée sur un message d’encouragement à l’ensemble des étudiants du pays, appelés à s’investir pleinement dans la réussite de leur cursus académique.

François Kitoko

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