Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a démissionné, mercredi après-midi, de ses fonctions de deuxième vice-président du Sénat. La décision a été officialisée à travers une correspondance adressée au président de la chambre haute, l’honorable Jean-Michel Sama Lukonde.
Dans sa lettre, le président de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) indique que sa décision est motivée par « la recherche de la sérénité » au sein de l’institution parlementaire. Il précise également qu’elle ne résulte pas d’une quelconque incapacité à assumer ses fonctions, affirmant s’être acquitté de ses responsabilités « correctement et en temps réel ».
Cette démission intervient 48h après le dépôt d’une pétition initiée par le sénateur Dany Kabongo de l’UDPS. Selon plusieurs sources, ce document aurait recueilli 83 signatures sur les 109 sénateurs, traduisant un large soutien à la démarche visant à obtenir son départ du bureau.
Les initiateurs de cette pétition soutiennent que leur action s’inscrit dans une logique institutionnelle, liée à des préoccupations de gouvernance et de fonctionnement du Sénat. Ils rejettent toute interprétation selon laquelle cette initiative serait directement liée aux récentes déclarations de Modeste Bahati Lukwebo sur une éventuelle révision de la Constitution.
Toutefois, certains sénateurs n’ont pas hésité à évoquer des critiques plus directes à l’égard de sa gestion, allant jusqu’à mettre en cause ses compétences. Ces tensions s’étaient accrues malgré les excuses présentées par l’intéressé à la suite de ses propos jugés controversés.
La démission de Bahati Lukwebo ouvre désormais la voie à une reconfiguration du bureau du Sénat, dans un contexte politique marqué par des recompositions internes au sein des institutions de la République démocratique du Congo.
François Kitoko
