La situation épidémiologique en République démocratique du Congo a occupé une place importante lors de la 59ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue ce vendredi à Kinshasa. Le Ministre de la Santé, Hygiène et Prévoyance sociale a présenté un rapport détaillé sur l’évolution des principales épidémies qui frappent le pays : Ebola, Mpox et choléra.
Depuis le 3 septembre, la province du Kasaï demeure le foyer principal d’Ebola, avec la zone de santé rurale de Bulape comme épicentre. Six aires de santé sont actuellement touchées. Au 17 septembre, neuf alertes ont été enregistrées, dont cinq validées, mais aucun nouveau cas confirmé. Toutefois, le nombre de cas suspects a nettement augmenté en une semaine, passant de 36 à 67.
Depuis le début de l’épidémie, le pays a recensé 67 cas suspects, dont 38 confirmés. Parmi eux, 23 décès ont été enregistrés, soit une létalité de 60,5 %. Quelques signaux positifs ont néanmoins été relevés. Deux patientes de 55 et 53 ans sont sorties guéries du centre de traitement Ebola de l’HGR Bulape le 16 septembre.
190 personnes (majoritairement des prestataires de santé de première ligne et des contacts) ont déjà été vaccinées. Enfin, 45 contacts sont arrivés au terme de la période de suivi de 21 jours, sans complication. Le rapport du ministre indique également une amélioration sur le front de Mpox. Le nombre de nouveaux cas suspects a reculé de 927 à 630 au cours de la 36ᵉ semaine épidémiologique, traduisant une tendance à la baisse.
Choléra, une diminution des cas, mais des décès persistants
Le choléra reste également préoccupant. Les cas suspects sont passés de 1 419 à 1 161 en une semaine, soit une baisse de 18,1 %. La létalité a, elle aussi, reculé : 2,1 % contre 3,5 % la semaine précédente. Néanmoins, 24 décès ont encore été enregistrés.
Face à ces chiffres, le Ministre de la Santé a salué les efforts du personnel médical et des partenaires impliqués dans la riposte, tout en appelant la population à maintenir une vigilance accrue et à renforcer les mesures de prévention afin de contenir ces épidémies qui continuent de menacer la santé publique.
