La RDC est un grand pays qui ne peut connaître son véritable essor que si la justice joue pleinement son rôle, dixit le président du Conseil supérieur de la magistrature, Dieudonné Kamuleta Badibanga, à l’ouverture, le samedi 17 février 2024, à la Cour de cassation, de la cérémonie de remise des toges aux magistrats nouvellement promus.
Jamais, en RDC, l’ État n’avait remis des toges aux magistrats promus, a fait savoir Dieudonné Kamuleta.
Pour le numéro un du CSM, l’honneur revient naturellement au magistrat suprême, le Président de la République et chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, qui par sa vision de l’État de droit, a impulsé une autre façon de vivre et de dire le droit en RDC. » Ce que l’État attend de vous… c’est de rendre service à la Nation, et non pas vous enrichir et être des stars », poursuit le président du Conseil supérieur de la magistrature. Et Kamuleta, qui est aussi numéro de la Cour constitutionnelle d’ajouter, « ne vous trompez pas l’idéal, la magistrature est une carrière. Il y a plusieurs étages à franchir… ».
Le CSM a, en tout, réalisé une commande de 2400 toges pour la première promotion des magistrats désignée par le chef de l’État, » promotion État de droit « . Même les magistrats déjà partis à l’intérieur du pays seront servis, a rassuré le président du Conseil supérieur de la magistrature.
Pour autant, à la suite de l’intervention du PG près de la Cour de cassation, Firmin Mvumbi, Dieudonné Kamuleta a attiré l’attention de nouveaux promus au strict respect de la déontologie et dea l’éthique de la magistrature. Les contrevenants n’auront alors fait que du tourisme car ils seront aussitôt renvoyés dès les premières ordonnances du magistrat suprême concernant la magistrature. Outre les toges, les nouveaux magistrats ont eu droit à une gratification de 200 dollars et, pour ceux qui doivent se rendre dans l’arrière-pays, des frais de voyage dans leurs comptes bancaires respectifs.
Bertine Benaja/Ouragan.cd
