Haut-Katanga : Justicia Asbl alerte sur l’arrestation arbitraire du Directeur provincial a.i. de la Regideso

Dans son communiqué du 10 novembre, l’organisation de promotion et de protection des droits de l’homme, du droit humanitaire et de développement, JUSTICIA ASBL, dénonce l’enlèvement du Directeur provincial ad intérim de la Régie des Eaux, représentation du Haut-Katanga, Monsieur PACÔME LENGA NGAM WAAKONGE. Ce dernier serait victime d’une arrestation arbitraire vendredi dernier par des agents des renseignements miliaires et de la Direction générale des Migrations (DGM). Elle demande au président de la République de s’impliquer pour l’humanisation des services des renseignements militaires qui, selon elle, ne cessent de recourir aux méthodes rétrogrades pour intimider les paisibles citoyens « au point de ternir l’image de la RDC dans tous les efforts qui sont fournis en matière de respect des droits humains ».

En effet, vers 16 h du vendredi 09/11/2024, des témoignages rapportés à JUSTICIA Asbl indiquent que Monsieur PACOME LENGA avait reçu un appel d’un responsable de l’OND CIPA, une firme intervenant dans la culture du café dans la province du Haut-Katanga. Arrivé sur le lieu du rendez-vous dans un restaurant de la place (Lubumbashi), il trouvera son invité avec quelques agents de la DGM dont un autre groupe des personnes non autrement identifiées débarquèrent. « Ils seront transportés dans des véhicules jusqu’aux bureaux de la DGM sans être interrogés, ensuite embarqués dans un vol à destination de Kinshasa où ils seraient gardés aux cachots des Renseignements militaires sans qu’ils ne sachent exactement pourquoi ils ont été enlevés, puis déportés à Kinshasa », précise le communiqué.

Pour rappel, depuis quelques années déjà, note Justicia asbl, les services de renseignement militaires s’illustrent dans des violations graves des droits de l’homme, dont les enlèvements, tortures, détention au secret,… Parmi les derniers cas en date, lit-on, trois organisations dont le Centre pour la Justice et la Réconciliation, l’Institut de Recherche en Droits de l’homme (IRDH) et JUSTICIA Asbl ont dénoncé l’enlèvement et la détention à l’ANR de Monsieur KAFUTSHI TSHETSHE, chauffeur de Monsieur KATUMBI CHAPWE Moïse, survenu depuis le 02 octobre 2024, alors qu’il convoyait du matériel devant servir à la réhabilitation de l’aérodrome de Mulonde ainsi que de la construction de la résidence de son patron. « Des informations alarmantes sur son état de santé ont été publiées sans que les autorités en charge des renseignements militaires n’accèdent à la demande des ONG d’autoriser que sa fille, ses avocats et son médecin lui rendent visite », s’inquiète Justicia asbl.

Maître Timothée Mbuya, président de cette structure dénonce, avec la dernière énergie, ces méthodes « barbares et liberticides de la part des services des renseignements militaires congolais consistant à enlever et détenir des civils », sans aucune considération.

Cette organisation de promotion et de protection des droits de l’homme exige la libération « immédiate et sans condition » des personnes arbitrairement arrêtées et détenues au secret dans les cachots des renseignements militaires, dont Messieurs KAFUTSHI TSHETSHE ET PACOME LENGA.

François Kitoko

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