La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a pris part dimanche à la cérémonie officielle marquant la Journée internationale des droits des femmes, organisée à Kinshasa par le ministère du Genre, Famille et Enfant dans la salle des conférences du stade Tata Raphaël.
La cheffe du Gouvernement a assisté à cette activité aux côtés de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, dans une ambiance marquée par une forte mobilisation féminine.
Placée sous le thème national « Droits garantis, autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles », inspiré du thème international « Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles », la célébration a rassemblé des femmes issues de plusieurs horizons. Parmi elles figuraient des responsables politiques, des représentantes de la société civile, des maraîchères, des femmes appartenant aux différentes confessions religieuses ainsi que des membres d’organisations féminines.
Instaurée par les Nations Unies, la Journée internationale des droits des femmes constitue un moment de mobilisation mondiale consacré à la promotion des droits des femmes et à la reconnaissance de leur rôle dans le développement des sociétés.
Au cours de la cérémonie, les participantes ont observé un moment de prière pour confier la nation à Dieu, mais également pour rendre hommage aux victimes des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo. Les femmes issues des différentes confessions religieuses ont successivement prié pour la paix, l’unité nationale et la protection des femmes congolaises.
Denise Nyakeru Tshisekedi salue l’engagement des femmes

Prenant la parole, la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi a salué la détermination et l’engagement des femmes congolaises dans la construction de la société. Elle a estimé que leur force et leur implication constituent un levier important pour le développement du pays.
Elle a également souligné que cette célébration rappelle la mémoire collective de la nation et encourage les femmes à cultiver l’unité, tant dans leurs actions que dans la prière, convaincue que leur solidarité demeure une source de force.
Judith Suminwa réaffirme l’engagement du Gouvernement
De son côté, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a réaffirmé l’engagement de l’État congolais en faveur de la protection et de la promotion des droits des femmes. Elle a rappelé que cette question constitue une priorité nationale portée par le président de la République, Félix Tshisekedi, présenté comme champion de la masculinité positive.
La cheffe du Gouvernement a insisté sur la volonté de son équipe de faire de l’autonomisation des femmes un pilier de l’action publique. Selon elle, cette orientation concerne l’ensemble des secteurs de la vie nationale, notamment la politique, la sécurité, l’économie, l’éducation et la culture.
Elle a ainsi souligné que l’autonomisation des femmes et des filles ne saurait être considérée comme un privilège ou une faveur, mais comme un droit fondamental devant être garanti par les politiques publiques.
Micheline Ombaé Kalama appelle à la solidarité

La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombaé Kalama, a pour sa part invité les Congolais à faire preuve de solidarité envers les femmes vivant dans les zones affectées par les conflits dans l’Est du pays.
Elle a indiqué que la promotion et la protection des droits des femmes demeurent une priorité nationale, tout en rappelant le rôle central que joue la femme dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. La ministre a également salué les réalisations et les contributions des femmes congolaises dans les différents secteurs de la vie nationale.
L’autonomisation des femmes au cœur du programme gouvernemental
Le Gouvernement dirigé par Judith Suminwa met particulièrement l’accent sur l’amélioration de la condition féminine. Dans son Programme d’actions 2024-2028, une attention particulière est accordée à l’autonomisation des femmes et des filles, considérée comme un levier essentiel pour renforcer leur participation au développement et garantir à la femme congolaise la place qui lui revient au sein de la société.
