Nord-Kivu : troisième catastrophe en 37 jours dans les mines de Rubaya, le Gouvernement dénonce l’exploitation illégale

Le Gouvernement de la République a exprimé sa profonde consternation après une nouvelle tragédie survenue dans le périmètre minier de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Un glissement de terrain a frappé, samedi 7 mars 2026 à l’aube, le site minier de Gakombe, provoquant plusieurs pertes en vies humaines et faisant de nombreux blessés.

Selon un communiqué officiel publié le 8 mars à Kinshasa, la catastrophe se serait produite vers 4 heures du matin après de fortes pluies ayant fragilisé les galeries creusées dans cette zone minière. Les autorités évoquent un creusage intensif, non contrôlé et illégal, qui aurait contribué à l’effondrement du terrain. Des habitations situées à proximité du site auraient également subi d’importants dégâts, plongeant la population locale dans un profond traumatisme.

D’après les premières informations recueillies, parmi les victimes figureraient des nourrissons et des enfants. Le bilan exact demeure toutefois difficile à établir, l’accès à la zone du drame étant limité en raison de l’insécurité persistante dans cette partie du Nord-Kivu.

Les autorités congolaises dénoncent un contexte d’exploitation minière illégale orchestrée dans cette région sous l’influence de groupes armés. Selon le Gouvernement, ces activités s’inscriraient dans un système organisé d’exploitation illicite des ressources naturelles de la RDC, attribué à la coalition AFC/M23 soutenue par le Rwanda, afin d’alimenter une économie de guerre.

Le communiqué souligne par ailleurs que cette catastrophe constitue la troisième enregistrée en l’espace de 37 jours dans les mines de Rubaya, après celles survenues les 28 janvier et 3 mars 2026. Ces événements tragiques auraient déjà coûté la vie à plusieurs centaines de personnes, principalement des creuseurs artisanaux contraints de travailler dans des conditions extrêmement dangereuses.

Les autorités rappellent également que le périmètre minier de Rubaya est classé « zone rouge », ce qui interdit formellement toute activité d’extraction, de transformation ou de commercialisation des minerais. Malgré cette interdiction, les activités de creusage se poursuivraient, en violation de la législation congolaise et des normes élémentaires de sécurité.

Dans ce contexte douloureux, le Gouvernement congolais a présenté ses condoléances aux familles des victimes et exprimé sa solidarité aux communautés affectées de Rubaya et du territoire de Masisi.

Kinshasa affirme par ailleurs sa détermination à rétablir l’intégrité territoriale du pays afin de mettre fin à l’exploitation illégale des ressources naturelles. Les autorités annoncent également leur intention de saisir les juridictions compétentes afin d’établir les responsabilités liées à ces activités minières illicites.

Le Gouvernement appelle la communauté internationale à mesurer l’ampleur de cette tragédie humaine et à prendre en considération les conséquences de l’exploitation illégale des ressources naturelles dans les zones sous occupation armée.

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