Lors de sa communication vendredi 25 octobre à la dix-neuvième réunion du conseil des ministres tenue à Kisangani, le Chef de l’État a instruit le gouvernement de la République Démocratique du Congo pour organiser un forum de paix pour la province de la Tshopo.
Cette instruction, selon le compte rendu de la réunion, fait suite à la crise intercommunautaire à laquelle la Tshopo est confrontée notamment entre les Mbole et les Lengola et des conflits des limites internes et inter provinciales avec les provinces voisines du Maniema, du Haut-Uele, du Bas-Uele, de la Tshuapa et de l’Ituri.
« Ainsi, le VPM, ministre de l’intérieur, sécurité, décentralisation et Affaires Coutumières a été instruit sous la supervision de la première ministre d’organiser le forum de la paix pour la province de la Tshopo. Ce forum, a précisé le Président de la République doit être le cadre idéal dans lequel les acteurs examineront les cahiers de charges de toutes les communautés et couches sociales issues des territoires qui composent la province de la Tshopo susceptible de ramener la paix et de conduire au développement de la province », rapporte le compte rendu de la réunion.
Cependant, le VPM, ministre de l’intérieur, le ministre des finances, le ministre d’État, ministre du budget, le gouverneur de la Tshopo ainsi que tous les acteurs politiques ont été appelés à tout mettre en œuvre pour que le forum préconisé se tienne dans les meilleures conditions et délais et que le rapport sur les résolutions de paix qui en découleront, soient présentées au conseil des ministres au plus tard à la première quinzaine du mois de décembre 2024.
Selon le Président de la Publique, la province de la Tshopo fait face à des menaces d’insécurité provenant des groupes armés dans le territoire de Bafwasende sans oublier la détermination des infrastructures socio-économiques de base.
À titre de rappel, plus de 740 personnes ont été tuées depuis le début du conflit en février 2023 dans des attaques entre les groupes des deux communautés. La persistance de cette crise a déplacé de nombreuses familles. OCHA a dépêché une mission humanitaire pour évaluer les besoins des déplacés de Lubunga en vue d’une éventuelle intervention. Plus de 75 000 personnes vivent désormais sur des sites spontanés de déplacés et dans des familles d’accueil.
Landry Kamango
