Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a présidé jeudi 7 mai une réunion du Comité provincial de sécurité élargie aux Comités locaux de sécurité de quatre des cinq communes du district de la Tshangu, dans l’Est de Kinshasa.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’itinérance sécuritaire menée par le patron de la sécurité intérieure afin d’évaluer la situation sur le terrain et de renforcer la coordination entre les différents services impliqués dans la lutte contre l’insécurité urbaine.
Au cours des échanges, le VPM de l’Intérieur a vivement interpellé les autorités provinciales sur leur responsabilité dans la gestion de la sécurité à Kinshasa, dénonçant ce qu’il considère comme un désengagement de certains acteurs locaux face à la montée de l’insécurité dans la partie Est de la capitale congolaise.
« Il y a une tendance dans la ville de Kinshasa à faire croire que la sécurité n’est pas l’affaire de la ville provinciale. Et ça, c’est très mal, c’est irresponsable. Ça fait partie de toutes les conséquences de l’insécurité qu’on n’arrive pas à gérer (…) Faut-il qu’un ministre de l’Intérieur laisse toutes les autres provinces pour venir s’en occuper ? », a déclaré Jacquemain Shabani lors de cette réunion sécuritaire.
Le ministre a insisté sur la nécessité d’une implication accrue des autorités urbaines, administratives et locales dans la prévention de la criminalité et la coordination des actions sécuritaires dans les communes concernées par les actes de banditisme et de violence.
Cette réunion sécuritaire intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des cas de criminalité, de vols à main armée et d’insécurité dans plusieurs quartiers de la Tshangu, notamment dans les communes de N’djili, Masina, Kimbanseke et Maluku.
