Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont fermement condamné une série d’attaques meurtrières commises contre des civils dans les zones sous occupation de la coalition RDF/M23-AFC. Dans un communiqué officiel, l’armée congolaise qualifie ces actes d’« assassinats en masse » et dénonce également le recrutement forcé de jeunes, y compris des mineurs, par ce groupe armé.
Selon le communiqué, le 4 août 2025, plus de 80 personnes ont été froidement exécutées au village de Nyabarongo, dans la chefferie de Buhavu, territoire de Kalehe, province du Sud-Kivu. Quelques jours plus tôt, le 24 juillet 2025, six autres civils (dont deux mineurs) avaient été tués à Lumbishi, dans la même chefferie, après avoir été accusés de résister au transport d’armes et de munitions par les rebelles.
Les FARDC qualifient ces actes de « criminalité à outrance » et pointent du doigt la coalition M23/AFC pour ses exactions systématiques, ajoutant que le recrutement forcé de mineurs pour intégrer une organisation armée constitue un crime imprescriptible au regard du droit international.
Le porte-parole de la Troisième zone de Défense, Major Nestor Mavudisa Kamba Mayoyo, a réaffirmé l’engagement des FARDC à protéger la population civile et à poursuivre les auteurs de ces crimes.
Ces nouvelles violences s’ajoutent à une longue liste d’exactions attribuées au M23/AFC dans l’Est de la RDC, où la situation humanitaire continue de se détériorer, poussant des milliers de civils à fuir leurs foyers.
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