Dans une interview exclusive accordée à Deutsche Welle (DW), le porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le Général-Major Sylvain Ekenge, a vivement réagi aux accusations de l’Alliance des forces du changement (AFC/M23) qui reproche à l’armée congolaise de bombarder leurs positions.
« Nous ne sommes pas l’église. C’est à l’église qu’on dit que si on vous donne une claque sur la joue gauche, vous donnez la droite. Nous ne pouvons pas éternellement assister à des attaques et des provocations sans réagir », a-t-il déclaré, marquant un ton ferme face aux offensives du mouvement rebelle soutenu par le Rwanda.
Selon le porte-parole des FARDC, les forces régulières ne font que répondre aux provocations répétées du M23. « Ils disent qu’on les a bombardés, mais c’est eux qui viennent nous provoquer. Nous réagissons simplement. Soit on veut la paix, soit on n’en veut pas », a-t-il ajouté.
Cette sortie intervient dans un contexte de tensions accrues dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo, où les combats se sont intensifiés ces dernières semaines. Pour les FARDC, il s’agit d’une riposte légitime à des attaques « planifiées et coordonnées » par le M23 avec l’appui présumé de l’armée rwandaise.
Le général Ekenge a réaffirmé la détermination de l’armée congolaise à défendre l’intégrité territoriale du pays. « Nous n’allons pas nous laisser faire », a-t-il insisté, appelant la population à soutenir les FARDC dans ce combat qu’il qualifie de « juste et nécessaire ».
