L’Inspection Générale des Finances (IGF) a lancé ce lundi 08 juin un important séminaire de renforcement des capacités des partenaires médias et des acteurs de la société civile en vue de l’appropriation de son Plan stratégique triennal 2026-2028. Ce séminaire a débuté ce 8 juin pour se clôturer le 13 juin au chapiteau du restaurant 19 à GOMBE.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par le discours d’orientation de l’Inspecteur Général des Finances – Chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, qui a placé la communication au cœur de la réussite du contrôle systémique des finances publiques.
Devant un auditoire composé de journalistes, responsables de médias, acteurs de la société civile et experts, le Chef de service de l’IGF a rappelé que la communication constitue un levier stratégique indispensable pour garantir l’adhésion aux réformes engagées par l’institution.
« Communiquer, oui. Mais communiquer utilement », a-t-il insisté, soulignant que l’IGF privilégie une information fiable, responsable et conforme aux exigences éthiques plutôt qu’une communication orientée vers le sensationnel.
Selon lui, ce séminaire vise à faire des médias et de la société civile de véritables partenaires de la réforme, capables de comprendre, expliquer et vulgariser les enjeux du contrôle systémique ainsi que les ambitions du Plan stratégique triennal 2026-2028.
L’Inspecteur Général des Finances a notamment expliqué que cette nouvelle approche de contrôle va au-delà de la simple détection des irrégularités. Elle vise à identifier les causes profondes des dysfonctionnements dans la gestion des finances publiques afin de prévenir les risques, corriger durablement les faiblesses systémiques, sécuriser les ressources de l’État et améliorer la qualité des services publics.
Au cours des six jours de travaux, les participants seront plongés au cœur de l’histoire, du fonctionnement et de la vision d’avenir de l’Inspection Générale des Finances.
La première journée est consacrée à l’histoire de l’institution, depuis son organisation à l’époque de l’indépendance jusqu’aux réformes intervenues entre 2020 et 2025. Plusieurs figures emblématiques de l’IGF, notamment Justin Kabongo Tunsala, Simon Luvuezo Bikindu, Victor Batubenga Mbayi et Jules Alingete Key, partageront leurs expériences et leur lecture de l’évolution de cette institution supérieure de contrôle.
La deuxième journée portera sur l’IGF d’aujourd’hui et de demain. Les participants suivront notamment des exposés sur le diagnostic de l’institution face aux défis actuels, le bien-fondé du contrôle systémique et du Plan stratégique triennal, la révolution numérique de l’IGF ainsi que la nécessité de sa déconcentration à travers le pays.
Le troisième jour sera consacré à la place du contrôle supérieur dans l’organisation et le fonctionnement de l’État. D’anciens hauts responsables de la République, parmi lesquels Lambert Mende Omalanga, Christophe Lutundula et Luzolo Bambi Lessa, analyseront les rapports entre les institutions, les mécanismes de contrôle public et la lutte contre la corruption.
Les quatrième et cinquième journées seront entièrement dédiées aux techniques de communication et à la vulgarisation du Plan stratégique triennal. Les participants seront formés sur les règles déontologiques du journalisme, la communication institutionnelle, la vulgarisation des réformes à travers les médias audiovisuels, la presse écrite et les plateformes numériques, ainsi que sur les défis liés au numérique, à la cybersécurité et à la lutte contre la désinformation.
Enfin, la dernière journée sera consacrée à la clôture des travaux, avec la présentation du rapport final, la remise des brevets de participation aux apprenants et le discours de clôture de l’Inspecteur Général des Finances – Chef de service.
À travers cette initiative, l’IGF entend bâtir un réseau de partenaires mieux informés et davantage impliqués dans la promotion de la bonne gouvernance, de la transparence et de la redevabilité. Pour Christophe Bitasimwa Bahii, les médias et la société civile constituent des relais stratégiques capables d’accompagner la transformation de la gouvernance financière en République démocratique du Congo.
« Les hommes passent, mais les institutions demeurent », a-t-il rappelé, invitant les participants à mettre les connaissances acquises au service de la protection du patrimoine public et du développement du pays.
