PIDA 2020 : DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES EN AFRIQUE, PREALABLE POUR UNE INTEGRATION REGIONALE REUSSIE !

Apres des sessions fructueuses riches en débat, présentation et échange,  les rideaux sont tombés sur la 4e semaine de programme pour le développement des infrastructures en Afrique organisé du 26 au 28  Novembre 2020 dans la ville touristique de Victoria falls au Zimbabwe.


Cet évènement qui est une initiative de l’Union Africaine, Le NEPAD, la BAD et d’autres partenaires stratégiques, a rassemblé environ 400 délégués de l’Afrique et d’ailleurs, était également un cadre de réflexion sur de nouvelles sources de financement telles que le secteur privé et les fonds de pension pour la deuxième phase du plan d’action prioritaire du PIDA (PAP), qui devrait être mis en œuvre à l’horizon de 2020-2030.

Dans son allocution de clôture, le ministre d’État du Zimbabwe auprès de la province  de Matebeleland, Richard Moyo, a souligné la nécessité pour l’Afrique d’accélérer la mise en œuvre des projets PIDA.

« Je suis ravi de noter les progrès accomplis à ce jour depuis la création de PIDA en 2012. Je suis informé de manière fiable que des progrès importants ont été accomplis dans la mise en œuvre des projets qui ont été présenté lors de la semaine du  PIDA 2018. J’espère donc que nous resterons concentrés sur le développement de nos économies grâce à la fourniture de projets d’infrastructures intelligentes, durables et de qualité » a-t-il dit


De sa part M. Ibrahim Assane Mayaki, Directeur général du NEPAD, a également réitéré la nécessité pour l’Afrique d’accélérer la réalisation de projets d’infrastructure.


« Nous devons également continuer à permettre un dialogue constructif avec tous les partenaires, y compris le secteur privé, afin de pouvoir concrétiser nos objectifs », a-t-il déclaré, ajoutant qu’au cours des trois derniers jours, les participants étaient parvenus à renforcer leurs partenariats»


De son côté, M. Cheikh Bedda, directeur de la Commission de l’Union africaine chargé des infrastructures et de l’énergie, a souligné l’importance d’une bonne gouvernance pour promouvoir un développement des infrastructures qui aura un impact positif sur les économies du continent ;


«En tant qu’Union africaine, nous continuerons de travailler avec les États Membres et tous nos partenaires pour éliminer les obstacles au développement des infrastructures afin de créer une Afrique forte, unie et prospère. Mais nous devons toujours garder à l’esprit l’importance d’une bonne gouvernance; résilience face au changement climatique et aux questions connexes », a-t-il déclaré.


Pour sa part, M. Mamady Souare, responsable de la division de l’Opération pour l’intégration régionale de la Banque africaine de développement, a déclaré: «Le PIDA est là pour rester avec la Banque africaine de développement (BAD), affirmant qu’il« restera avec le PIDA ».
«Nous allons jouer le rôle financier et le rôle d’intermédiaire pour financer le PIDA et soutenir sa transition vers la deuxième phase», a conclu M. Souare.


Ses remarques interviennent au moment où l’Union européenne s’oriente maintenant vers la facilitation du financement, selon son représentant à l’Union africaine, Francisco Carreras ;


«Nous voulons catalyser les investisseurs du secteur privé sur le continent. Nous voulons aider à préparer des projets techniquement valables » a déclaré M. Carreras.


L’enthousiasme suscité par le modèle de financement n’aboutira à rien si les projets échouent au test de bancabilité.
Le représentant de la GIZ, partenaire majeur de la mise en œuvre du programme PIDA, s’est également déclaré favorable à la recherche par l’Afrique d’un réseau d’infrastructures intégrées.
«De grands changements sont en cours pour l’Afrique par le biais de PIDA et nous devons maintenir le cap. Des investissements énormes sont nécessaires pour que cela devienne une réalité. Nous, en tant que GIZ, sommes avec vous. Il existe également d’énormes possibilités en termes de capital humain, ainsi que sur le continent à tous les niveaux », a déclaré Mme Inge Baumgarten, directrice du bureau de l’Union africaine à la GIZ.


Cheikh Bedda, Directeur pour des infrastructures et d’énergie à l’Union africaine, a lu dans le communiqué final résumant les principales questions soulevées au cours de la réunion de trois jours que les ministres et les délégués participant à la quatrième semaine du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) 2018 ont convenu qu’Un ferme engagement politique était nécessaire pour le développement de projets clés d’infrastructure transfrontaliers qui intégreront le continent économiquement et socialement au profit de ses habitants.
Selon M. Bedda, l’Afrique doit passer de 32 à 50% des projets en construction pour réaliser ses aspirations en matière de développement.

Dans :

Sur le même thème