Lors de l’accord de Paris sur le changement climatique, l’Afrique émis le souhait d’assumer pleinement sa part de responsabilité dans la riposte mondiale au réchauffement planétaire. Tous les pays signataire de cet accord ont soumis leur contribution déterminée au niveau national.
Le professeur Larwanou Mahamane, Spécialiste en changement climatique et professeur à l’Université, a lors de la table ronde de media organisée virtuellement et en présentiel par le forum forestier africain, précisé que les pays africains sont entrain de déployer des efforts pour le développement de leurs contributions nationales déterminées, mais cela n’est pas suffisant.
Selon lui, plusieurs pays sont déjà dans leur deuxième phase de développement de leurs contributions nationales déterminées mais c’est qui est paradoxal : ce qui était prévu lors du premier engagement n’est pas encore totalement réalisé.
« on se précipite pour développer une deuxième phase après chaque 5 ans, à mon avis avant de le faire il faut faire une évaluation de la première phase, je ne sais pas si ces pays-là l’on fait, je crois qu’il y a des insuffisances, d’abord les fonds qui ont était annoncé pour la mise en œuvre de l’accord de Paris n’ont pas été mobilisés, même pas un dixième n’a été mobilisé et cela ne permettra pas la mise en œuvre de tout ce qui a été prévue »
Avec 675 millions d’hectares de forêts et 350 millions d’hectares de terres boisées, l’Afrique demeure un contributeur marginal aux émissions totales de gaz à effet de serre. Bien qu’il y ait des efforts fournis sur le terrain pour contribuer aux initiatives d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques, ses efforts ne sont pas rapportés de manière efficace, a-t-il dit Professeur Marie Louise AVANA, chargé de programme au Forum Forestier Africain
« La principale lacune qu’on a pu identifier dans le cas des études menées c’est surtout plus dans la plupart de temps il ne rapporte pas efficacement les efforts qui sont fait, c’est à ce niveau que les forum forestier africain essaie de voir comment renforcer leurs capacités à pouvoir rendre compte et capitaliser essentiellement leurs efforts d’atténuation et d’adaptation et rapporter de manière efficace ce qu’ils font en terme de contribution à la lutte contre le changement climatique et d’initiative d’adaptation »
Les forêts tropicales d’Afriques centrales qui constituent le deuxième poumon de la planète t, stockent plus de carbone que l’Amazonie, cependant elles subissent la pression d’une population qui ne cesse de croitre suite à l’activité humaine. Pour remédier à cela, et mettre fin à cette exploitation abusive des forêts, il faudrait d’abord améliorer la vie de la population qui dépend des forêts, a dit le Docteur Dieudonné Alemagi, gestionnaire senior à Fokabs
« Vous ne pouvez pas juste demander aux populations d’arrêter de couper les arbres car ils dépendent de ces forets-là, il faudrait d’abord se rassurer que leur vie soit meilleure pour protéger les forets mais aussi mettre en place une politique de gestion des forets pour que tout le monde en sorte gagnant »
Pour rappel, Cet atelier avait pour objectif de renforcer les capacités des journalistes de l’Afrique Central et de l’Ouest, à comprendre et à rendre compte efficacement de la manière dont les pays africains gèrent les impacts négatifs du changement climatique sur le secteur forestier et les personnes qui en dépendent.
Nina Gabriella MITCH
