La menace de paralysie des transports en commun à Kinshasa a été évitée in extremis. Prévue pour les 30 et 31 mars, la grève des chauffeurs de taxis et taxi-bus a finalement été annulée à la suite d’un accord conclu entre les représentants des transporteurs et la Police nationale congolaise.
Ce compromis est intervenu à l’issue d’une réunion jugée décisive, tenue le samedi 28 mars, entre le commissaire divisionnaire Israël Kantu et les délégués des associations de conducteurs. Cette rencontre a permis d’éviter une perturbation majeure du trafic dans la capitale congolaise, où les transports en commun jouent un rôle essentiel dans la mobilité quotidienne.
Malgré la levée du mot d’ordre, les revendications des chauffeurs demeurent intactes. Ces derniers dénoncent notamment la persistance des tracasseries policières, devenues récurrentes selon eux. Ils pointent également une confusion dans l’identification des agents de contrôle, en particulier ceux portant des gilets rouges et noirs, et appellent à une clarification de leurs rôles afin de restaurer un climat de confiance.
Par ailleurs, certaines pratiques restent vivement contestées, notamment l’usage des dispositifs appelés « Mbassu », utilisés pour immobiliser les véhicules en crevant les pneus. Les transporteurs exigent aussi le retrait temporaire de certains agents impliqués dans ces opérations, ainsi qu’un réexamen de l’obligation controversée de port de vignettes au bras.
Si le dialogue engagé a permis d’apaiser la situation à court terme, les conducteurs préviennent qu’ils restent mobilisés et attentifs à la mise en œuvre effective des engagements pris. À défaut de solutions concrètes et durables, le spectre d’un nouveau mouvement de grève pourrait rapidement ressurgir dans la capitale.
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