La Dynamique Judith Tuluka Suminwa (DJTS) a élevé la voix pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « campagnes de dénigrement » visant la Première ministre, Judith Suminwa. Dans une déclaration rendue publique le 26 avril 2026, le mouvement exprime « sa profonde indignation » face à la multiplication des propos jugés injurieux et attentatoires à la dignité des institutions.
Cette prise de position fait suite à une concertation élargie réunissant la coordination nationale, dirigée par Me Murphy Lutete N’Sita, ainsi que les coordinations provinciales des 26 provinces. À l’issue de cette rencontre, la structure a adopté une ligne ferme face aux dérives observées dans l’espace public et médiatique.
Dans son communiqué, la DJTS estime que ces attaques « s’écartent gravement des principes républicains » et constituent « une menace directe contre la dignité des institutions de la République ». Elle souligne que s’en prendre à la cheffe du gouvernement revient non seulement à porter atteinte à l’autorité de l’État, mais également à « la dignité de toutes les femmes congolaises ».
Me Murphy Lutete appelle les autorités compétentes à agir sans délai. Il interpelle notamment le ministère de la Justice pour l’ouverture de poursuites contre les auteurs des propos incriminés. Il sollicite également l’implication du ministère des Droits humains afin de prévenir toute banalisation des violences verbales dans l’espace public.
Par ailleurs, le Coordonnateur national exhorte la Présidence de la République à « assainir l’environnement communicationnel », en particulier face aux interventions d’individus se réclamant, sans mandat officiel, proches du Chef de l’État. Selon lui, ces prises de parole non encadrées contribuent à entretenir la confusion et à fragiliser la crédibilité des institutions.
Dans un ton appuyé, Me Lutete rappelle que l’élévation d’une femme à la tête du gouvernement constitue « une avancée majeure » pour la République démocratique du Congo. « Permettre qu’elle soit publiquement insultée reviendrait à fragiliser cet acquis et à banaliser l’atteinte à la dignité de la femme congolaise », souligne-t-il.
Il appelle à « un sursaut de responsabilité collective » afin de préserver le respect des institutions, la cohésion nationale et l’éthique du débat public.
François Kitoko
