Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a annoncé devant le Sénat la suppression du « permis d’exercice du culte », un dispositif instauré en juillet 2024 par l’administration Mutamba. Il a qualifié cette mesure d’illégale et dénuée de tout fondement juridique.
Selon le ministre, les investigations menées à sa prise de fonctions ont mis en évidence de nombreuses irrégularités liées à ce mécanisme. Les taxes perçues, variant entre 25 et plus de 100 dollars par pasteur, ne reposaient sur aucune base légale ni sur un cadre budgétaire conforme.
Le patron de la justice congolaise a également révélé que les fonds collectés dans le cadre de ce permis n’avaient jamais été reversés au Trésor public. Il a évoqué des faits susceptibles d’être qualifiés de détournement de deniers publics.
Dans cette perspective, une cellule de collecte de plaintes a été mise en place au sein de son cabinet afin de recueillir les témoignages et d’examiner les éventuelles suites judiciaires à engager.
Cette décision marque un tournant dans la régulation des activités confessionnelles en République démocratique du Congo, sur fond de volonté affichée de rétablir la légalité et la transparence dans la gestion des affaires publiques.
