Les travaux de réhabilitation de la route Bunia–Kasenyi–Tchomia, en province de l’Ituri, progressent à un rythme soutenu et suscitent un vent d’espoir au sein de la population ainsi que chez les opérateurs économiques de la région.
Longtemps dénoncé pour son état de dégradation avancé, cet axe routier stratégique bénéficie depuis le 20 mai dernier d’importants travaux de réhabilitation, attendus depuis plusieurs mois par les usagers.
Pour de nombreux habitants, cette intervention constitue une réponse concrète aux multiples plaidoyers adressés aux autorités provinciales. Ces dernières années, le mauvais état de cette route avait fortement perturbé les échanges commerciaux et les déplacements entre Bunia, Kasenyi et Tchomia.
Plusieurs accidents impliquant des camions transportant des marchandises avaient notamment été signalés sur certains tronçons devenus difficilement praticables, accentuant les difficultés d’approvisionnement dans la région.
Les populations locales saluent particulièrement l’implication du gouverneur militaire de l’Ituri, crédité d’avoir pris en compte les préoccupations exprimées par les communautés et les acteurs économiques.
Pour André Kataloho, chef du secteur de Bahema, cette route demeure essentielle pour la stabilité économique de la province.
« Les marchandises qui arrivent de l’Ouganda sont transportées par de gros camions. Lorsque la route est dégradée, cela peut provoquer une pénurie de produits à Bunia et affecter directement la vie sociale de la population », a-t-il expliqué, ajoutant que même les commerçants ougandais de Toroko dénonçaient régulièrement l’état de cet axe.
Au-delà de son importance économique, la route Bunia–Kasenyi–Tchomia représente également un enjeu sécuritaire majeur. Selon les autorités locales, son amélioration devrait faciliter les déplacements des forces de sécurité dans une zone encore confrontée à l’activisme des groupes armés.
Malgré leur satisfaction, plusieurs habitants souhaitent désormais que ces travaux débouchent sur un projet plus ambitieux d’asphaltage complet de cette route longue d’environ 60 kilomètres.
Pour eux, une modernisation durable de cet axe permettrait non seulement de renforcer les échanges commerciaux avec l’Ouganda voisin, mais aussi d’accélérer le désenclavement de plusieurs localités de l’Ituri.
En attendant, l’évolution actuelle des travaux est perçue comme un signal encourageant pour le développement des infrastructures routières dans cette province de l’est de la République démocratique du Congo.
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