Le gouvernement provincial de Kinshasa franchit une nouvelle étape dans la modernisation de la gestion des finances publiques. À partir du mois de juillet 2026, une partie de la taxe statistique d’embarquement local à l’aéroport international de N’djili sera désormais payée par voie électronique.
Cette réforme a été officiellement validée mercredi par le ministre provincial des Finances, Magloire Kabemba, lors d’une visite de terrain effectuée avec une équipe de techniciens et d’experts en monétique. L’objectif affiché est de renforcer la transparence, la traçabilité et l’efficacité dans la collecte des recettes destinées à la Ville de Kinshasa.
Développé par la société TRAFIGO SARL, partenaire technique de l’exécutif provincial, ce système numérique vise à réduire les pertes de recettes liées aux irrégularités constatées dans le processus actuel de perception.
Concrètement, pour les vols domestiques, les voyageurs continueront de s’acquitter de la taxe d’embarquement de 15 dollars américains. Toutefois, les 5 dollars revenant à la Ville de Kinshasa seront désormais payés électroniquement, tandis que les 10 dollars restants continueront d’être versés selon les modalités habituelles.
Le même mécanisme sera appliqué aux vols internationaux. Sur les 55 dollars de taxe d’embarquement, 50 dollars seront réglés selon le système en vigueur et 5 dollars seront perçus via la plateforme électronique mise en place par les autorités provinciales.
Pour l’exécutif provincial, cette innovation constitue un outil stratégique de lutte contre les fuites de recettes et de sécurisation des opérations financières. Elle s’inscrit dans la politique de digitalisation des services publics engagée par la Ville de Kinshasa afin d’améliorer la mobilisation des ressources locales et de soutenir le financement des projets de développement urbain.
Avec cette réforme, Kinshasa ambitionne de faire du numérique un levier de bonne gouvernance financière et de modernisation de l’administration publique.
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